Journées d'études EAVT

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Ces rencontres sont destinées aux étudiants, aux professionnels et aux élus. Elles font intervenir en vue de débats et d’échanges avec la salle et sur une grande demi-journée des scientifiques, universitaires, praticiens spécialistes, acteurs de terrain et témoins.

2018-2019 Urbanisme frugal: un impératif pour la ville

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De par son récent rapport fin 2018, le groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) nous rappelle et réaffirme, 21 ans après le protocole de Kyoto, l’urgence et la nécessité d’œuvrer pour un développement durable de nos sociétés et valide par la même les démarches engagées :

• Emergence de générations d’écoquartiers urbains et ruraux,

• Création de labels tel celui de Cittaslow en 1999 qui vise à respecter 60 critères relatifs à l’environnement, les infrastructures, l’urbanisme, la mise en valeur des produits locaux, l’hospitalité, la sensibilisation de la population,

• Edition dès 2012 de « La ville frugale » de Jean Haënjens où il questionne les modèles urbains face aux enjeux climatiques,

• Parution en 2013, à l’initiative du Ministère de l’Egalité des Territoires et du Logement, de la synthèse documentaire de Robert Laugier intitulée « La ville de demain : intelligente, résiliente, frugale, post-carbone ou autre » et dans laquelle sont listées les variables principales de la ville frugale : les attentes de mobilité avec l’impératif de sobriété énergétique, les désirs d’espace et de nature avec un usage économe du sol, le souhait d’un développement équilibré avec des logiques spontanées de concentration et de polarisation, la qualité du vivre en ville avec une modération des coûts urbains.

Notons que ces variables principales avancées pour définir la ville frugale apportent un éclairage réaliste voire opérationnel à l’interrogation formulée dès l’automne 2006 par François Brune dans un article titré « La frugalité heureuse : une utopie ? » paru dans la revue Entropia, revue d’étude théorique et politique de la décroissance.

Plus récemment et à leur manière, au printemps 2018 Philippe Madec, Dominique Gauzin-Muller et Alain Bornarel font appel, dans un manifeste relayé par l’Ordre des architectes, à la frugalité heureuse sans doute en contrepoint et variante de la décroissance souvent perçue comme contraignante, pour promouvoir l’exigence d’un développement intelligent d’une architecture durable et de territoires urbains ou ruraux vivables et créatifs.

C’est dans ce contexte de tatonnement, de recherche, voire de polémique que sont proposées les trois prochaines après midi-d’études du cycle 2018-2019.

Cette toute première après-midi traite de « frugalité et logement » : logements neufs en quartiers nouveaux, en densification de l’existant, quelles formes urbaines produites ? selon quels dispositifs ?

La seconde prévue le 31 janvier 2019 questionnera la nécessaire économie des réseaux et services au sens large mis à la disposition de la ville frugale et portera le titre « coeur de ville et services urbains frugaux ».

La dernière programmée le jeudi 11 avril 2019 abordera la notion d’hospitalité ou comment en mobilisant toujours de moins en moins de moyens il reste possible de répondre à la légitime exigence d’accéder à une qualité d’usage de la ville pour des catégories de personnes (jeunes, vieux, migrants, sans domicile....) qui en sont bien souvent exclues.

 

Frugalité et logement

22 Novembre 2018

2017-2018/ Vacance des lieux et urbanisme temporaire: territoires et enjeux urbains

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Si l'histoire urbaine a toujours été marquée, plus ou moins fortement, par des situations transitoires et de renouvellement, le contexte de crise a amplifié ce phénomène. Les friches, les espaces vacants ou en déprise croissent depuis plusieurs décennies dans les coeurs ou les franges des agglomérations,voire dans les petites villes ou certains territoires ruraux.

Dans ce contexte, et dans l'attente d'un possible projet urbain, de nombreuses initiatives d'occupations temporaires émergent et visent, par différents moyens, la réactivation de la vie locale. Ces usages temporaires illustrent un "urbanisme transitoire", s'installant dans des espaces "en attente" à différents moments des transformations urbaines(1). Ils renseignent également sur la place prise, les approches centrées sur les usages de la ville, en complément de démarches plus "fonctionnelles".

L'enjeu est important car, dans un contexte de raréfaction du foncier en villle mais aussi de la fragmentation urbaine, ces projets "transitoires" peuvent être l'occasion de faire exister des lieux de rencontres et de travail et de répondre à la demande de proximité des habitants. De plus, pour nombre de professionnels comme pour les acteurs émergents, ce sont parfois de nouvelles manières de fabriquer la ville, au plus près des contextes et des besoins locaux, dans les espaces encore non réaffectés.

Ces délaissés, parties prenantes de la ville, peuvent d'ailleurs constituer des oportunités urbaines et immobilières. Ainsi, en Ile-de-France, plus de 70% des initiatives de ce genre sont initiées dans un contecxte où un projet urbain est envisagé (ZAC,PNRU...)(2). L'occupation tempoarire est aussi une opportunité, pour des propriétaires, de revaloriser l'image du site, de réduire les frais de gardiennage et d'entretien inhérents aux espaces inoccupés. C'est aussi l'occasion de tester des usages et des services afin d'améliorer l'acceptation et l'intégration d'un projet dans son environnement immédiat.

L'analyse de ces différents enjeux de l'"urbanisme temporaire" rythme les trois rendez-vous de l'année 2017-2018

(1)Agathe Vincent . Du délaissé à l'attractivité, les temporalités de la fabrication de la ville. Mémoire de Master 2, parcours DUI, Ecole d'urbanisme de Paris, Université Paris Est Marne la Vallée.

(2)Cécile Duguet, Pauline Zeiger et Alexandra Coquière. L'urbanisme transitoire. Aménager autrement. Note rapide de l'Istitut d'Aménagement et d'Urbanisme. N°741

Etat des lieux de la vacance en territoires urbains et périurbains

30 Novembre 2017

 

 

Occupation temporaire: explorer de nouvelles urbanités

02 février 2018

 

 

Le temporaire comme préfiguration du projet urbain

12 avril 2018

2016-2017 Nouvelles proximités: mobilités, énergies, matières

Eavt 17 novembre 20161

Quel que soit le contexte, urbain, péri-urbain une même interrogation se pose : En quoi l'exploitation des ressources locales devient-elle le moteur possible de l'aménagement ?

En quoi devient-elle le support de stratégies publiques face aux nouveaux enjeux économiques, environnementaux et sociaux ? Les ressources locales peuvent-elle répondre aux demandes spécifiques des habitants de certains territoires en matière de services à la mobilité et à l'énergie  Tout comme la distance spatial entre acteurs, en quoi la distance cognitive est-elle à prendre en compte dans un projet de développement territorial.

C'est le fil rouge des trois rendez-vous de l'année 2016 2017.

 

Mobilités locales: enjeux et aménagements

17 Novembre 2016

 

 

 

L'autonomie énergétique: ressources et expériences

23 Février 2017

 

Matières en circuits courts

20 Avril 2017

 

2015 - 2016 Habiter les risques

2014 - 2015 La ville autrement

La ville autrement
06 novembre 2014 : Obsolescences dans la ville : contraintes ou opportunités ?
05 février 2015 : Spatialité des risques dans la ville
02 avril 2015 : Capacitation des citoyens et fabrication de la ville

2013 - 2014 Moins de public, plus de privée

Moins de public, plus de privé : Quels partenariats, quelles valeurs pour la ville de demain?
07 novembre 2013 : territoires à enjeux métropolitains

06 février 2014 : services et mutualisation, innovations
03 avril 2014 : créativité des territoires