Le bailleur IN’LI a identifié huit plots au Nord de Fresnes pour leur potentiel de densification, et confié la réalisation de ce projet de surélévation et de réhabilitation en milieu occupé à l’Atelier Téqui Architectes et Bouygues Construction en groupement de conception-réalisation.
Le projet intervient dans un ensemble très homogène sans en altérer les spécificités architecturales, assumant une écriture distincte et une ambition environnementale élevée.
Le projet de surélévation et réhabilitation des huit plots de logements intermédiaires qui composent les résidences « La Vallée Renard » et « Les Hirondelles » est la concrétisation d’une démarche de valorisation immobilière portée par le groupe IN’LI, filiale d’Action Logement. Les immeubles R+4, disposés adroitement sur le coteau de la vallée de la Bièvre, se prêtent à une surélévation, notamment par la générosité des espaces arborés qui les entourent. Les immeubles sont issus d’un ensemble résidentiel construit à partir de 1963 sur un terrain de 4,1 hectares, porté par trois sociétés, la S.A.G.I. et deux SCI, SCI Fresnes-Zola et SCI Fresnes-Renard. Le projet de l’ensemble de la résidence a été confié aux architectes Jean-Pierre Beguin, Michel Beguin et Jean-Claude Granger. L’ensemble résidentiel comprend huit plots destinés à la location, situés au sud et sept plots formant une copropriété, au nord. Les deux propriétés sont réunies par une ASL (Association Syndicale Libre) pour gérer les parties communes, dont la chaufferie. En 2024, le projet des plots gérés par IN’LI a été attribué grâce à un marché de conception-réalisation permettant de sélectionner la proposition de l’Atelier Téqui Architectes associé à Bouygues Bâtiment, qui allie la conservation des parements en pierre à des surélévations en structure et habillage bois.
Les plots construits entre 1963 et 1966 sont implantés sur d’anciennes parcelles agricoles situées à l’est de la prison de Fresnes et juste au sud du grand ensemble dit de «la Vallée aux Renards », du nom de cette partie du coteau de la Bièvre, réalisé à partir de 1958 (plan de masse de l’architecte Jean Fayeton). L’évolution des dernières parcelles libres dans ce secteur de la commune est un exemple de l’urbanisation par opportunités foncières qui investit le territoire communal au cours des années 1960 et 1970. La générosité des espaces extérieurs plantés et la cohérence architecturale des bâtiments sont les qualités principales de cette opération. Le plan carré permet des logements bi-orientés en angle à partir du R+1 (le socle en retrait gère le fort dénivelé du terrain), les façades très régulières identiques deux à deux en pierres de taille sont marquées par des grandes baies en retrait formant loggias. La disposition des plots dans le « parc » en pente préserve l’intimité (sans vis-à-vis) des habitants.
Le projet de surélévation et réhabilitation élaboré par l’agence Téqui met en valeur ces qualités par la préservation des parements en pierre et une surélévation en retrait qui se différencie de l’existant en matériaux et coloris. Les choix constructifs sont pensés dans la continuité de la structure existante en poteaux/poutres béton. Les deux étages de la surélévation sont en structure bois/métal, et les façades en ossature et bardage bois fabriquées hors site. Ce procédé permet de réduire les nuisances pour les habitants pendant les travaux, et facilite l’intervention sur les bâtiments existants. La réhabilitation des logements est calibrée en fonction de l’état des installations présentes. L’installation des ascenseurs dans tous les bâtiments et le remplacement des menuiseries existantes améliorent l’accessibilité et le confort thermique. L’ITE du socle, du toit terrasse et des loggias, ainsi que le raccordement au réseau de chaleur urbain, permettront d’atteindre un DPE étiquette C. Les espaces extérieurs seront quant à eux retravaillés par la création de parkings, d’ombrières végétalisées, de locaux ordures ménagères et encombrants, une accentuation de la présence végétale et la création de noues pour la gestion des eaux pluviales.
Bâtiment d'origine :
Ensemble de 8 plots (R+4)
160 logements et 1 loge (T5)
Réhabilitation :
Réhabilitation des 160 logements collectifs, construction de 64 logements en surélévation et transformation de 9 boxes et de l’ancienne loge en 5 apppartements et 1 loge gardien (T1). Soit un total de 230 logements.
Bâtiment d'origine : Michel et Jean-Pierre BEGUIN, Jean-Claude GRANGER
Réhabilitation : Atelier TEQUI Architectes, Artemise paysagiste, CET ingénierie, BET TCE CDB, BET acoustique Antea
Bâtiment d'origine : S. A. G. I. (Société Anonyme de Gestion Immobilière)
Réhabilitation : IN’LI
SDP : 14 643 m² (dont 10 739 m2 existants)
22 410 000€ HT (dont 13 413 890€ pour la surélévation, et 5 680 899€ pour la réhabilitation)